L'AMREF est rapidement passée d’une organisation prodiguant des soins médicaux à une organisation mettant en œuvre des projets concernant le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme, la santé reproductive et familiale, l'accès à l’eau et l’assainissement dans plus de 40 districts à travers le pays.
L’AMREF est progressivement devenue la voix des communautés auprès des pouvoirs publics, et joue un rôle important dans la définition des stratégies nationales dans le domaine de la santé.
L’AMREF préside un réseau national de santé (le HENNET) et participe à plus de 30 comités nationaux et groupes de travail, en particulier avec le Ministère de la Santé et le Conseil national de lutte contre le SIDA.
|
Le Gouvernement contribue à hauteur de 54% seulement aux dépenses de santé. Les organismes non gouvernementaux et confessionnels, le secteur privé et les médecins traditionnels assument donc une part importante de l'offre de soins.
Quelques chiffres sur la santé au Kenya...
|
Les principaux défis en matière de santé.
Le Kenya est actuellement confronté à une grave crise de santé. Une population à la croissance rapide (35 millions d'habitants), un secteur de santé disposant de financements nettement insuffisants, un manque de personnel de santé qualifié maintiennent un taux de mortalité élevé. Tandis que la mortalité continue à augmenter, les taux de prévalence du sida, de la tuberculose et du paludisme explosent, en particulier chez les femmes et les enfants des communautés défavorisées.
Le sida atteint environ 5,9 % de la population soit 1,2 million de personnes et entraîne une forte baisse de la productivité.
L'accès aux soins est difficile et les habitants des zones rurales éloignées et des bidonvilles ont un accès très limité, voire inexistant, aux services publics de santé.
Les établissements de santé manquent souvent de ressources et le personnel est trop peu nombreux, sous-qualifié et surchargé de travail.
La mauvaise gestion, la démotivation du personnel et le décalage entre l'offre de soins et les besoins réels des communautés nuisent gravement à la qualité et à l'efficacité des soins de santé.
La plupart des médecins du Kenya sont attirés par les hôpitaux des grandes villes. Beaucoup d’entre eux abandonnent les hôpitaux publics pour aller travailler dans des cliniques privées, d’autres quittent le Kenya et vont travailler à l’étranger. En conséquence, les centres de santé des régions isolées souffrent d’une grave pénurie de personnel de santé qualifié.
Les actions de l’AMREF
L’AMREF travaille avec une grande diversité de communautés depuis les bidonvilles de Nairobi, jusqu'aux zones rurales les plus isolées du pays.
Quelques programmes de l'AMREF au Kenya :
- Programme de formation par e-Learning .
Objectif : qualifier 20 000 infirmières en 5 ans (sachant qu’il faudrait 100 ans pour atteindre le même objectif avec des méthodes classiques).
- Renforcement de la santé des populations nomades du Turkana :
- Formation d’agents de santé communautaires au sein des groupes nomades
- Mise en place de cliniques mobiles le long des routes migratoires.
- Programme intégré d'accès à l'eau et lutte contre le Sida dans le bidonville de Kibera :
- Renforcement de l'accès à l'eau et l'assainissement
- Fourniture de médicaments anti-rétroviraux à 1 000 personnes
- Offre de soins sur une base communautaire
- Mise en place de groupes de soutien pour les malades.
- Lutte contre le trachome dans le district de Kajiado, à partir de matériel pédagogique adapté aux Massai.