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L'AMREF en Ethiopie

Soumis par admin le ven, 06/20/2008 - 12:39.


 

La présence de l’AMREF remonte aux années 1960 lorsque des médecins ont visité pour la première fois les hôpitaux du pays. Au cours des années 1970, l’AMREF a assuré une formation médicale dans des centres de formation. Quand la situation politique s’est détériorée, elle s’est retirée du pays.
En 1995, l’AMREF est revenue avec l’UNICEF pour réaliser des projets sur la santé sexuelle des adolescents.
Elle a ouvert un bureau dans le pays en 1998 et quatre ans plus tard a élaboré un véritable programme pour le pays.
L’Ethiopie a un des indicateurs de santé les plus faibles du monde. La plupart de ses problèmes viennent des maladies infectieuses et de la malnutrition associée à la pauvreté.
Ces maladies peuvent être facilement évitées. Mais, le manque d’éducation, de mauvaises infrastructures, l’accès difficile à l’eau salubre, le manque d’hygiène et l’insuffisance des soins de santé rendent ces maladies qui pourraient être soignées, fatales.
 
Toutefois, il y a une certaine amélioration. L’Ethiopie est un des rares pays qui a reconnu l’importance des agents de santé communautaire qui assurent des soins de santé primaire et d’éducation dans les zones rurales.
 
 

Quelques chiffres sur l’Ethiopie...

  • 85% de la population vit dans les zones rurales où l’accès aux soins de santé est difficile.
  • 92% de la population a accès aux soins de santé mais un tiers seulement utilise ces soins.
  • 60% des agents de santé quittent leur emploi dans la première année, pour un poste mieux rémunéré dans le secteur privé.
  • Le taux de mortalité infantile est de 109 décès pour 1 000 naissances.
  • Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 164 décès pour 1 000 naissances.
  • Moins d’un quart de la population a accès à l’eau.
 
 
Les principaux défis en matière de santé.
  •  Le système de santé éthiopien souffre d’une grave crise de son personnel médical. L’OMS a noté qu’il n’y a pas assez de médecins et d’agents de santé pour s’occuper de 75 millions de personnes car les médecins, infirmières et agents de santé s’expatrient ou partent dans des cliniques privées.

La qualité des soins de santé en Ethiopie est affaiblie par la difficulté de recruter et de garder le personnel de santé. Les centres de santé souffrent aussi de la pénurie de médicaments et de matériel de laboratoire.

  • Assurer des soins pour tous et en allant vers les populations rurales, les minorités ethniques et les tribus nomades les plus reculées.
  •   comme le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose et les maladies d’origine hydrique qui déciment la population active.

 

Les actions de l’AMREF :

  • Former des agents de santé parmi les groupes de pasteurs nomades du Sud Omo et des cliniques mobiles le long des routes migratoires.
  • Former des agents de santé spécialisés dans les hôpitaux du pays.
  • Aider les femmes touchées par le VIH/SIDA dans les bidonvilles de Kechene à Addis-Abeba en leur octroyant des prêts et une formation pour créer une entreprise. Le projet encourage également la prévention du VIH/SIDA et la diminution de sa stigmatisation.
  • Faire reculer le paludisme en Afar par la distribution de 90 000 moustiquaires dans les foyers et organiser des sessions d’information utilisant un matériel d’éducation pédagogique adapté et des photos.

Eviter les maladies d’origine hydriques dans les bidonvilles de Kechene en procurant de l’eau salubre, des douches et des toilettes.