1er Décembre - Journée Mondiale de Lutte contre le VIH/Sida : en Afrique 40% des mères infectées transmettent le virus à leur enfant, ce n’est pas une fatalité, nous pouvons agir

 

La transmission du virus de la mère à l’enfant en Afrique subsaharienne, où l’infection continue de progresser ou s’est stabilisée à des niveaux très élevés, reste un problème majeur. En effet, 40% des mères contaminées transmettent l’infection à leurs enfants et le virus est une des causes majeures de mortalité maternelle dans certaines régions.

 


Et pourtant, la transmission du VIH de la mère à l’enfant pourrait être évitée avec des soins anté et postnataux. Selon l’OMS, 40% des femmes séropositives enceintes infectent leurs enfants. Cela peut arriver pendant la grossesse, l’accouchement, et l’allaitement. Dans de nombreuses zones rurales, l’extrême pauvreté oblige un grand nombre de femmes à accoucher à la maison, sans savoir qu’elles sont séropositives ou sans savoir comment éviter la transmission du virus à leur bébé.


A l’échelle mondiale, les femmes représentent la moitié de toutes les infections liées au VIH.  Les jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans courent un risque au moins trois fois plus élevé d’être infectées par le VIH que les hommes issus de la même tranche d’âge, qui tient pour l’essentiel à l’inégalité entre les sexes, au manque d’instruction et à leur faible statut socio-économique. D’après les experts de l’ONUSIDA, le virus est la principale cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer. En l’absence de toute intervention palliative, l’infection touche un enfant né d’une mère séropositive sur trois.


L’Objectif de l’AMREF est de limiter l’impact de la transmission verticale du virus du VIH/SIDA et réduire les risques de la mortalité maternelle liés à l’épidémie. Des vies humaines peuvent être sauvées, la contamination de  l'enfant évitée, par l’octroi de soins de base au cours de la grossesse, par l’accès aux traitements dès la naissance et au cours des premiers mois de l’enfant. Ce combat représente un des axes prioritaire d’action pour l’AMREF : convaincue que pour agir pour la santé des enfants, il est impératif de se préoccuper de la santé de la mère. Afin de pallier à cette problématique, l’organisation permet l’accès aux traitements, effectue des actions de sensibilisation et de prévention à l’attention des femmes sur leurs droits à la santé reproductive et agit en faveur du dépistage. Par ailleurs, l’AMREF, consciente de la pénurie de personnel de santé en Afrique subsaharienne, principalement dans les zones rurales isolées  s’attache à former du personnel médical, notamment des sages-femmes communautaires. Celles-ci interviendront pour réduire ou empêcher la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant. On entend par Transmission du VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant (TME) la contamination du fœtus ou de l’enfant par une mère infectée par le VIH.
 
Dans le cadre de la santé de l’enfant et du VIH, l’AMREF est convaincue de la mécanique et des éléments suivants:
 
1 - Se préoccuper et agir pour la santé de l’enfant, c’est se préoccuper et agir pour la santé de la mère, surtout quand on considère le VIH/Sida


2 - Agir pour la santé maternelle et la PTME suppose alors :


1.    des traitements accessibles
2.    la promotion des droits à la santé reproductive
3.    des méthodes et actions de prévention, sensibilisation, traitements afro-communautaires (qui tiennent compte des savoirs, us et coutumes des communautés et qui privilégient les femmes et mères comme bénéficiaires et partenaires)
4.    Des agents de santé et du personnel formé
5.    La formation de sages-femmes communautaires

La pénurie de travailleurs de santé en Afrique est particulièrement dramatique dans les zones rurales isolées où vivent 80% de la population. C’est pourquoi, l’AMREF forme chaque année des milliers de sages-femmes communautaire pour assurer les soins dans les communautés les plus reculées et marginalisées de l’Afrique.
 L'AMREF veille à ce que les sages-femmes travaillent en lien avec les centres de santé officiels et les hôpitaux. Cela est essentiel non seulement pour assurer une bonne qualité des soins mais aussi pour éviter de créer un système de santé à deux vitesses.Les sages-femmes communautaires sont choisies par leur propre communauté. Elles reçoivent une formation de base comprenant notamment l'éducation à la prévention du VIH/Sida.


L’AMREF, premier organisme de formation de personnel de santé africains, intègre un volet PTME dans tous ses cursus de formation en sage-femme (en présentiel et via e-learning). Les sages-femmes formées par l’AMREF apprennent comment prévenir la transmission du VIH lors des quatre différentes phases :
 
1.    Prévention primaire de l’infection par le VIH
2.    Prévention des grossesses non désirées chez la femme infectée par le VIH
3.    Prévention de la transmission du VIH de la femme infectée à son enfant
4.    Traitement, soins et soutien psychologique pour la femme infectée par le VIH, son enfant et sa famille


L’AMREF se mobilise contre la transmission du VIH de la mère à l'enfant et pour les mères africaines. L'organisation a lancé une grande campagne pour former plus de sages-femmes qui interviendront sur la prévention du VIH et de la transmission de la mère à l'enfant pour sauver des vies.

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