Afrique du Sud: Programme de prévention et contrôle du VIH/Sida et de la Tuberculose - défi 1

  • Développer le traitement des co-infections VIH/TB en Afrique du Sud
  • Améliorer l’accès au conseil et au dépistage dans les zones rurales

 

Le contexte


L’Afrique du Sud


L’Afrique du Sud est la première puissance économique du continent. Pourtant dans le sud du pays se concentrent les provinces les plus pauvres avec des taux de pauvreté, d’alphabétisation et de prévalence du VIH alarmants. Les enfants des régions rurales d’Afrique du Sud sont menacés par de nombreuses maladies comme la malnutrition, le VIH/Sida, la diarrhée ou le choléra. Selon la dernière enquête sud-africaine sur la démographie et la santé, les provinces du Kwa Zulu Natal et de Limpopo sont les plus pauvres de tout le pays.

 

Les provinces du Kwa Zulu Natal et de Limpopo


La province du KwaZulu Natal compte une population de 10 millions de personnes (54 % vivant dans les zones rurales), dont 36 % de chômeurs et une espérance de vie à la naissance de 41 ans. Le KwaZulu Natal est la province la plus touchée par la Tuberculose et par le VIH, et pour 80 % des cas, il s’agit de co-infection. En 2009, cette province a été identifiée par l’OMS comme la plus problématique au niveau des cotraitements du VIH et de la Tuberculose. La province de Limpopo se compose de 80 % de zones rurales, habitées surtout par des enfants et des personnes âgées. Entre 2004 et 2008, il y a eu une augmentation de 100 % des cas de Tuberculose. (61 % de co-infections).

 

Quelques chiffres sur la santé en Afrique du Sud

 

  • Compte le plus grand nombre de séropositifs et enregistre le second taux d’infection par le VIH le plus élevé dans le monde, une personne sur sept est infectée par le VIH, cette épidémie a largement décimé la population active.
  • Est le 3ème pays dans le monde le plus touché par la Tuberculose (60 % sont des co-infectés VIH/TB).
  • Enregistre un fort manque de personnel médical (surtout dans les zones rurales où vit 72 % de la population) et 70 % de la population ayant besoin d’un médecin consulte en premier les guérisseurs traditionnels parce que le système de soins ne leur apporte pas encore des prestations satisfaisantes.
  • 1,9 millions d’enfants sont orphelins du SIDA.

 

Les actions de l'AMREF

 

Localisation de 13 zones de forte pauvreté en Afrique du Sud

 

L’AMREF travaille dans le domaine de la santé auprès des communautés d’Afrique du Sud depuis 1991, dans le but de promouvoir et de favoriser le développement d'un système de santé publique efficace et intégré dans ce pays. Dotée d’un bureau permanent à Pretoria, l’AMREF travaille dans 4 des 13 « zones de pauvreté » définies par le gouvernement comme les zones les plus pauvres et sous-équipées du pays : Eastern Cape, KwaZulu Natal, Limpopo and Mpumalanga.

 

L’AMREF concentre son travail sur cinq axes d'intervention prioritaires identifiés par les communautés d’Afrique du Sud :

 

  • VIH/Sida : L’AMREF développe des programmes de formation et de mise en place de politiques publiques de prévention et de sensibilisation de la population.
  • Tuberculose : L’AMREF travaille aussi aux côtés des communautés locales pour former des agents de santé communautaire à la sensibilisation, à la prévention et au dépistage de cette maladie.
  • Pénurie critique de travailleurs de santé : L’AMREF a mis en place un projet pour améliorer la collaboration entre médecins et guérisseurs s'occupant des malades du VIH/Sida.
  • Santé familiale, notamment santé des orphelins et des enfants en difficulté : En 2005, l’AMREF a mis en place un nouveau programme afin d’améliorer les conditions de vie, le bien-être global et réduire la vulnérabilité des enfants touchés par le VIH/Sida.
  • Eau potable et hygiène : Devant le succès du projet au Kenya, l’AMREF Afrique du Sud a mis en place la méthode PHASE en 2007 dans les districts de Umkhayakude, KwaZulu Natal et Chris Hani.

 

Le projet de contrôle et de prévention du VIH et de la Tuberculose

 

La Tuberculose et le SIDA sont deux co-épidémies étroitement liées et qui se renforcent mutuellement : le taux de mortalité du VIH/TB est cinq fois supérieur à celui de la Tuberculose seule et environ 200 000 personnes séropositives meurent à cause de la Tuberculose chaque année dans le monde, la plupart en Afrique.

 

Le traitement de la population co-infectée est très problématique. La co-infection par le VIH/TB présente de sérieux défis médicaux et scientifiques, parmi lesquels des difficultés de diagnostic, de contrôle de l’infection et de gestion des médicaments utilisés. La résistance aux médicaments anti-TB (due principalement à la mauvaise gestion des traitements) aggrave ce cadre épidémiologique.

 

Pour faire face à cette situation, particulièrement présente en Afrique du Sud, l’AMREF a mis en place des programmes spécifiques pour renforcer le système de référence des deux co-épidémies.

 

Les objectifs généraux


  • Renforcer et améliorer la qualité de conseil, du dépistage, et des services médicaux pour le VIH.
  • Garantir l’articulation entre les programmes VCT/TB afin que les patients doublement infectés des provinces du KwaZulu Natal et de Limpopo puissent recevoir les soins appropriés.

 

Les objectifs spécifiques


  • Former des agents de santé pour administrer les tests et pour traiter la population co-infectée.
  • Assurer l’accès aux services de conseils et de dépistages et aux résultats aux populations des 2 provinces.
  • Développer et renforcer la coordination des services VCT/TB.
  • Renforcer la gestion des bases de données et de l’équipement des services locaux.
  • Mener des campagnes de prévention fondées sur l’utilisation d’outils modernes de prévention aux Maladies Sexuellement Transmissibles, notamment chez les jeunes.

 

Les bénificiaires


La population de deux provinces les plus touchées par le VIH et la Tuberculose en Afrique du Sud (environ 16 millions d’habitants au total auront accès aux campagnes de prévention et aux tests de dépistage).

 

Les résultats obtenus


L’AMREF Afrique du sud travaille depuis 2002, à la demande du Ministère de la Santé, pour améliorer les services de dépistage et de traitement de la Tuberculose dans les trois districts les plus pauvres du pays. Grâce aux programmes de l’AMREF, le taux de guérison de la Tuberculose a augmenté de 20 % à 55 % dans les zones d’intervention.

 

Soutenir le programme


Les coûts


L’AMREF France s’est engagée à supporter la formation médicale de 50 infirmiers professionnels qui desserviront 25 centres de santé du KwaZulu Natal. Ils seront capables de fournir tous les services en langue locale. Avec 1000 € (coût  par infirmier) - si seulement 10 personnes donnent 100 euros- , vous permettez à un infirmier de suivre les formations suivantes :

 

  • Prise de sang et méthode de dépistage du VIH/Sida
  • Co-infection par le VIH/TB
  • Thérapie antirétrovirale
  • Soins palliatifs
  • Planning familial et moyens de contraception

 

Le coût inclut les frais de voyage et de nourriture.