Phase, programme d'accès à l'eau et d'assainissement dédié aux enfants - défi 4
L’AMREF s'engage à améliorer l'accés durable à l'eau et à l'assainissement
Les maladies diarrhéiques, un immense fléau pourtant simple à éviter
Les maladies diarrhéiques ont tué plus d’enfants durant les dix dernières années que les conflits armés depuis 1945. Selon l’OMS, chaque jour, 5000 enfants en sont les victimes, principalement ceux de moins de 5 ans, deuxième cause de mortalité pour ces derniers. Pourtant, de simples mesures d’hygiène ainsi qu’un accès à l’eau salubre pourraient les épargner.
C’est donc naturellement que l’AMREF s’est engagée à relever ce défi, et a créé la méthode PHASE, qui promeut l’accès à l’eau salubre et l’éducation à l’hygiène dans les écoles, auprès des enfants, véritables agents du changement.
Tous les programmes basés sur cette méthode, privilégient les liens entre l’école, la famille et la communauté. Les enfants apprennent les bonnes pratiques d’hygiène pour les retransmettre ensuite à leurs familles et à toute la communauté.
La finalité globale du programme est de favoriser des changements durables des pratiques d’hygiène des enfants ainsi que de leurs communautés. L’objectif est également de fournir des infrastructures sanitaires fiables, pour réduire les maladies liées à l’eau, encourager l’assiduité à l’école, et par conséquent, permettre aux enfants d’obtenir de meilleurs résultats.
PHASE, des objectifs concrets et durables
- Améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les écoles.
- Consolider la capacité des responsables communautaires et des enseignants à adopter et promouvoir de nouvelles pratiques d’hygiène et de santé.
- Promouvoir durablement les changements de comportement en matière d’hygiène et de santé dès l’école.
- Contribuer à la diffusion des bonnes pratiques et des modèles développés par l’AMREF.
Une véritable méthode participative
Le programme PHASE s’appuie sur une méthode participative avec un « Pack éducatif » comprenant :
- Des outils pédagogiques simples conçus avec et pour les enfants, adaptés à chaque pays et chaque culture.
- Une formation spécialisée pour les éducateurs et les responsables communautaires.
- Un programme par modules : hygiène personnelle, hygiène alimentaire, traitement des déchets.
Grâce à ces outils pédagogiques les enfants apprennent les principaux gestes d’hygiène. De l’école à la maison, cette éducation à la santé est une éducation à la vie.
Des moyens éprouvés qui placent les communautés au cœur du dispositif
Construction
Forages, pompes à eau, latrines et citernes dans les écoles.
Formation
- D’artisans locaux pour la construction et la maintenance des équipements.
- D’un Comité de Pilotage du projet composé de représentants des pouvoirs publics, des membres de la communauté et d’écoliers.
- D’animateurs formés à la méthode PHASE.
Sensibilisation et éducation à l’hygiène et à la santé
- Réunions publiques d’information et de sensibilisation.
- Éducation des élèves et de leur communauté.
- Création, production et distribution du matériel Information Education Communication (IEC).
- Groupes sanitaires capables d’enseigner et de vérifier les pratiques d’hygiène au sein des écoles.
- Clubs de santé constitués par des pairs éducateurs « Child to Child » et « Child to parents ».
Modélisation et capitalisation
- Création d’un « Comité de contrôle du projet ».
- Synthèse des données recueillies sur le terrain.
- Recueil des bonnes pratiques et modélisation du projet.
- Institutionnalisation de la formation PHASE dans le programme scolaire standard des enseignants à l’échelle nationale et continentale.
Retour sur les succès d’un programme
1998 : Lancement du programme-pilote au Kenya.
Suite au succès du programme, le Ministère de l’Éducation kenyan a introduit PHASE dans le plan national d’éducation. Depuis 2007, le programme est diffusé dans toutes les écoles de la région. 100 000 enfants en bénéficient dans 247 écoles au Kenya.
2007 : 10 Pays, 4 Continents
La méthode PHASE a été répliquée par l’AMREF en Ouganda et en Afrique du Sud, et reproduite par d’autres organisations partenaires en Zambie, au Nicaragua, au Pérou, en Bolivie, au Mexique, en Indonésie, au Bangladesh et au Tadjikistan.
2010 : 1 million d’écoliers en bénéficient dans le monde.
Des résultats probants
- Mise à disposition d’une source d’eau salubre, de latrines propres et fonctionnelles dans chaque école bénéficiaire.
- Réduction de l’incidence des maladies liées à l’eau de 70% (choléra, diarrhée, trachome…) dans toutes les zones touchées par le programme.
- Amélioration de l’assiduité à l’école (+ 30%) et amélioration des résultats scolaires.
- Intégration officielle de la méthode PHASE dans les programmes de formation des enseignants et dans les cursus scolaires.
Un programme fédérateur
Le programme PHASE favorise le travail en réseau des :
- Ministères de la Santé et de l’Éducation
- ONG
- Entreprises
- Leaders des communautés
- Enfants et familles
Les méthodes participatives sont exigeantes mais donnent de meilleurs résultats. La répartition des rôles et des financements entre les différents partenaires renforce la responsabilité collective et la participation.
En 2004, Glaxo Smithkline (GSK) a reçu le « World Business Award » pour le financement du premier programme PHASE mis en place par l’AMREF au Kenya. Décernés par la Chambre de Commerce Internationale (CCI), en association avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Forum International du Prince de Galles pour les dirigeants d’entreprises (IBLF), les World Business Awards sont les premières récompenses mondiales qui viennent reconnaître le rôle crucial du secteur privé dans la mise en œuvre d’activités visant à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) fixés en l’an 2000, qui ont pour but principal de réduire la pauvreté de moitié à l’échelle mondiale d’ici 2015.
PHASE, Témoignages
« Le plus grand succès du programme PHASE, c’est qu’il est maintenant intégré dans les programmes scolaires, avec le soutien des Ministères de la Santé et de l’Éducation. » Mette Kjaer, Directeur AMREF-Kenya.
« Grâce à la formation PHASE, les résultats académiques de notre établissement progressent chaque année. Mon école était une institution mourante, elle est devenue un centre d’excellence. » Francis Khaemba, directeur d’école, Bungoma District, Kenya.
« PHASE a beaucoup fait pour ma famille. Grâce à ce que mes enfants ont appris à l’école, ils ont apporté beaucoup de changements à la maison en matière d ’hygiène. » Un parent d’élève.
« Nous avons adopté PHASE parce que ça marche. Former des éducateurs à la méthode PHASE au niveau national, c’est participer au développement durable des bonnes pratiques d’hygiène et de santé. » Un représentant du Ministère de l’Éducation, Kenya.
Devenir partenaire de PHASE
L’AMREF recherche des partenaires pour développer de nouveaux programmes PHASE dans plusieurs pays d’Afrique.
Les donateurs et mécènes, partenaires du projet PHASE en Afrique du Sud, bénéficient d’un premier bilan complet (photos, informations) dans les 12 mois qui suivent le début du programme, sur la construction du ou des infrastructures comprenant des informations sur les écoles bénéficiaires et sur les activités des Clubs de santé (avec des témoignages des élèves et des enseignants).
Reproduction et distribution dans les 10 écoles du pack éducatif phase et formation des enseignants et des élèves des clubs de santé à l'utilisation des materiels d'information et communication = 10 000 euros (4 K€ après déduction)
Construction des infrastructures sanitaires (4 latrines + 1 réservoir d'eau par école) = 37 000 euros (14.8 K€ après déduction)
Exemple :
avec 47 K€ (soit 18.8K€ après déduction fiscale) vous donnez accès à l’eau potable et à l’hygiène à 3 000 enfants, et améliorez la vie de toute la communauté autour de l’école.


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1er collectif d'entreprises et de fondations au service de la santé en Afrique