Ethiopie : Programme de prévention et de contrôle du paludisme - défi 2
- Réduire la transmission du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants
- Améliorer la santé des populations nomades de la région Afar
Le contexte
La région Afar
L’Ethiopie est un des pays les plus pauvres du monde, et la région Afar, au Nord-est, dans une zone de dépression, est l’une des plus défavorisées. 90% des habitants n’ont pas accès à l’eau potable, et le taux d’alphabétisation (7%) est le plus faible du pays. La région Afar est particulièrement touchée par le paludisme, première cause de mortalité et de morbidité (70 000 personnes en meurent chaque année). La lutte contre le paludisme a été identifiée comme une priorité par le Ministère de la santé éthiopien, mais les campagnes de prévention et de contrôle de la maladie mises en place par le gouvernement dans les grandes villes n’ont jamais atteint les populations nomades, qui manquent cruellement d’information. Dans l’ensemble, les populations nomades ne savent pas encore se protéger contre le paludisme, et les médicaments qu’elles ont à leur disposition ne sont pas efficaces, les parasites ayant développé des résistances.
Les femmes enceintes et les enfants sont les plus exposés au risque de paludisme. Le taux de mortalité des nouveau-nés s’élève à 118/1000 naissances (4/1000 en France).
Quelques chiffres sur la santé en Ethiopie
85% de la population vivent dans des zones rurales mal desservies par les services sanitaires.
- Le système de santé souffre d’un manque de ressources humaines, 60% des professionnels de santé quittent leur travail durant leur première année de fonction.
- 123 enfants sur 1000 meurent avant l’âge de 5 ans.
- Moins d’un quart de la population à accès à l’eau potable.
L'action de l'AMREF en Ethiopie
L’AMREF travaille en Ethiopie depuis 1957, date à laquelle les Flying Doctors ont établi des services de médecine spécialisée dans les hôpitaux isolés. Dans les années 70, l’AMREF met en place des programmes de formation dans les écoles de médecine, jusqu’à ce que la situation politique se dégrade, et qu’elle soit obligée de quitter le pays. En 1995, l’AMREF, aux côtés de l’UNICEF, y revient pour lancer un programme de santé reproductive pour les adolescents. En 1998, elle ouvre son bureau à Addis-Abeba. Au cours des dernières années, l’action de l’AMREF s’est étendue au-delà de la capitale, et le bureau emploie maintenant 70 personnes qui travaillent sur 14 projets dans tout le pays.
Le projet de contrôle et de prévention du palludisme en Afar
L'objectif général : enrayer la transmission du paludisme chez les nomades
Réduire la transmission du paludisme parmi les populations nomades de la région Afar, en particulier chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.
Les objectifs spécifiques : sensibilisations, distributions de moustiquaires et traitements
- Accroître l’usage des moustiquaires chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, en les distribuant à 60-80% d’entre eux, d’ici la fin du projet.
- Améliorer la qualité des tests de diagnostique du paludisme (test de dépistage rapide) et la distribution de traitements anti-paludisme.
- Développer et utiliser des outils participatifs de communication pour garantir des taux élevés d’utilisation des moustiquaires.
- Renforcer les partenariats de l’AMREF en Afar, afin d’étendre le programme à d’autres secteurs de la région.
Les bénéficiaires et les premiers résultats
Ce programme a démarré en 2007 dans la zone 3 de la région, habitée par 200 000 personnes (dont 20% d’enfants de moins de 5 ans). Dans cette zone, environ 10 000 femmes enceintes n’ont pas accès aux soins médicaux. Grâce à l’AMREF, 18 000 moustiquaires ont été distribuées aux femmes enceintes et aux enfants, les communautés ont été formées à l’utilisation des moustiquaires et sensibilisées à leur utilité dans la lutte contre la maladie. 4 typologies de posters et de leaflets ont été produits et distribués dans deux dialectes locaux afin de diminuer le fossé, en matière d’accès à l’information, entre les villes centrales et les périphéries. 390 « mères coordinatrices » ont été formées à aider les familles à se protéger elles-mêmes contre le paludisme dans leurs foyers, et 220 agents de santé ont été formés pour aider la communauté. Le projet a été étendu à d’autres districts.
Forte de ces résultats, qui ont permis de diminuer significativement la mortalité des femmes et des enfants sur une population cible de 50 000 personnes, l’AMREF, en partenariat avec le ministère de la santé, recherche des partenaires pour couvrir de nouveaux districts afin de compléter la couverture de la zone et donc d’élargir la prévention et le contrôle du paludisme à tous ses habitants (150 000 restants).
Comment soutenir le programme ?
POUR LES ENTREPRISES
Les coûts
1 000 MOUSTIQUAIRES + KIT INSECTICIDES (6 mois) pour aider 1000 mères et leurs enfants à prévenir le paludisme. = 35 000 euros (soit 14k€ après déduction fiscale)
NB : Les donateurs et mécènes, partenaires du projet de contrôle et de prévention du paludisme en Afar, bénéficient :
- d’un premier bilan complet (photos, informations) dans les 6 mois qui suivent le début du projet.
- des mises à jour sur l’avancée du projet tout au long de la période de financement.
VOUS AUSSI FAITES UN DON MAINTENANT!
Avec 30 euros par exemple, nous pouvons fournir des moustiquaires à 5 familles.


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1er collectif d'entreprises et de fondations au service de la santé en Afrique