Le paludisme, une épidémie dévastatrice qui touche surtout les jeunes enfants

Le paludisme tue 3 000 enfants chaque jour en Afrique et plus d’un million chaque année. La grande majorité des décès en Afrique subsaharienne concerne les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

 

Il n’y a aujourd’hui aucun vaccin disponible contre le paludisme. Les moyens de lutte existants sont les médicaments antipaludéens, l’utilisation de moustiquaires et l’élimination des moustiques grâce aux insecticides. La situation est d’autant plus préoccupante pour l’AMREF que les moustiques développent une résistance aux insecticides et que les parasites développent des résistances aux médicaments.

 

Source : Rapport WHO "World Malaria Report 2009"

 

Nos convictions

 

Dans ses programmes de lutte contre le paludisme en Afrique, l’AMREF est convaincue que :

 

  • Les moustiquaires sont un des meilleurs moyens de prévention du paludisme.
  • Un diagnostic et un traitement rapides sont des éléments fondamentaux de la stratégie de contrôle de la maladie. Partant du constat que la majorité des décès se produit chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, les programmes doivent porter une attention particulière à ces groupes vulnérables.
  • L’accès aux premiers soins, aux informations concernant la maladie, et aux outils simples de prévention est essentiel pour combattre le paludisme dans les communautés.

 

Nos actions

 

Depuis la création de son département dédié au paludisme, l’AMREF est devenue un acteur majeur en Afrique pour tout ce qui concerne la gestion, le contrôle et la prévention de la maladie. Les programmes de lutte contre le paludisme de l’AMREF sont axés sur :

 

  • La distribution de moustiquaires imprégnées.
  • L’utilisation d’outils de diagnostic comme la microscopie et les tests de diagnostic rapide.
  • L’utilisation de traitements adéquats et efficaces comme les combinaisons thérapeutiques à base de dérives d’artemisinine (ACT).
  • La promotion du traitement préventif intermittent (TPI) chez les femmes enceintes.
  • La formation d’agents de santé communautaire pour la sensibilisation des communautés selon une approche participative.
  • La recherche de nouveaux moyens préventifs et curatifs.     
  • La formation de laborantins et l’assurance de la qualité des laboratoires. 

 

Focus sur les actions de l’AMREF

 

l’AMREF représentante des ONG de santé au sein du Roll Back Malaria (RBM), partenariat mondial de lutte contre le paludisme

 

C’est en 1983 que l’AMREF a mis en place une unité dédiée au paludisme. Elle a été reconnue comme étant l’un des acteurs majeurs légitime pour évaluer l’impact des moustiquaires dans la lutte contre le paludisme. Reconnue pour sa contribution significative à l’identification des meilleures pratiques et au recueil de données susceptibles d’impacter l’évolution des politiques et des stratégies mondiales, l’AMREF représente aujourd’hui les ONG de santé au Board du RBM et a contribué à établir la stratégie pour réaliser 6 des 8 Objectifs de Développement pour le Millénaire.

 

Des solutions africaines aux problématiques africaines 

 

la formation d’agents de santé communautaire

Le manque de professionnels de santé, constitue un obstacle majeur dans la lutte contre le paludisme en Afrique et particulièrement dans les zones rurales isolées. C’est pourquoi, l’AMREF forme chaque année des milliers d’agents de santé communautaire bénévoles pour assurer des soins dans les communautés les plus reculées et marginalisées. Disposant de connaissances médicales de base, d'un équipement minimum et de quelques médicaments courants, les agents de santé communautaire sont capables d'établir des diagnostics et de traiter les malades près de leurs domiciles. Ils n’ont pas les mêmes compétences que les médecins et les infirmières mais ils sont formés à reconnaître les cas compliqués et à diriger les malades vers les structures adéquates. L'AMREF veille à ce que ces agents communautaires travaillent en étroite collaboration et sous la supervision des centres de santé publics. Cela est essentiel non seulement pour assurer une bonne qualité des soins mais aussi pour éviter de créer un système de santé à deux vitesses. Les agents de santé communautaire bénéficient également d'une formation continue afin d'être constamment opérationnels.

 

Fiches scientifiques : Le paludisme

 

Nos besoins prioritaires :

 

Programme AFAR

Programme IMAD