Journée Mondiale de lutte contre le VIH/Sida

L'AMREF partage l'objectif fixé par l'ONUSIDA de "zéro nouvelle infection, zéro discrimination, zéro décès".

 

Le VIH/Sida représente l’une des principales menaces pour la santé publique en Afrique. A la fin de l’année 2010, environ 75% des 34 millions de personnes vivant avec le VIH vivaient en Afrique subsaharienne, où l'AMREF œuvre au quotidien. Les femmes sont beaucoup plus vulnérables que les hommes, elles représentent 60% des personnes infectées par le virus sur le continent.   

 

 

La Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida est célébrée le 1er Décembre de chaque année afin d’attirer l'attention de tous sur ce fléau. Cette journée symbolique offre l’occasion à la Communauté Internationale de s'unir dans la lutte contre le VIH, soutenir les personnes atteintes par le virus et se souvenir de celles qui en sont décédées.


En tant que 1ère ONG africaine de santé publique, l’AMREF soutient l'objectif de l'ONUSIDA de « zéro nouvelles infections, zéro discrimination et zéro décès ».


D’après les experts de l’OMS et de l’UNICEF, la proportion de femmes enceintes en Afrique sub-saharienne dépistées a augmenté de 43% en 2008 à 51% en 2009 : progrès significatifs en seulement un an .

 

L'AMREF a formé un nombre considérable de personnel de santé en Afrique, notamment sur les thématiques de la prévention de la transmission mère-enfant (PTME), sur la sensibilisation au dépistage volontaire et thérapies antirétrovirales. Concernant le volet élimination de la transmission du virus de la mère à l’enfant, l’AMREF et ses partenaires poursuivent leurs efforts afin d’encourager les programmes de sensibilisation, le maintien et l’accroissement des programmes de PTME dans les centres de santé.


L’homophobie, la stigmatisation et la discrimination perdurent et affectent au quotidien la santé et le bien-être des homosexuels et des populations à risques. Le travail de terrain de l'AMREF implique la diffusion d’informations, de matériel éducatif à l’égard des communautés afin de réduire la stigmatisation associée au VIH/Sida. Par ailleurs, l’AMREF mène de nombreux programmes de sensibilisation, prévention des communautés afin de promouvoir la réduction des comportements à risques. L’AMREF et ses partenaires abordent cette thématique à différents niveaux de la société, y compris à l’échelle des organismes gouvernementaux, des établissements de soins, des lieux de travail et des écoles. Dans l’objectif  d'améliorer la santé pour toutes les catégories de la population et assurer un accès égal aux services de santé.


A l'avenir, l'AMREF souhaite développer davantage ses activités de plaidoyer auprès des gouvernements africains afin de favoriser l’accroissement de politiques non discriminatoires à l’égard des populations à risques.

L’AMREF plaide pour l'accès aux antirétroviraux pour tous les patients admissibles mais également afin d’encourager la recherche pour la prévention et les traitements. A cet égard, l'AMREF a mobilisé des ressources du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, du PEPFAR et autres bailleurs de fonds pour l'accès universel aux antirétroviraux. Une étude récente financée par les Instituts nationaux de Santé confirme que le traitement des séropositifs avec des antirétroviraux réduit le risque de transmission du virus de 96% lors des relations sexuelles.

 

Les dernières données de l'ONUSIDA sont encourageantes, elles montrent que les nouvelles infections et décès liés au VIH/Sida ont chuté et que plus de 6,6 millions de personnes ont désormais accès au traitement. Cependant, ces progrès sont menacés par une diminution des ressources disponibles pour la prévention du VIH et des traitements dans les pays à faible et moyen revenu.

 

Afin de contribuer à la réalisation des objectifs mondiaux, l'AMREF appelle les gouvernements, les donateurs institutionnels et le secteur privé à poursuivre ensemble la lutte contre le VIH/Sida. Le travail n'est pas achevé. Nous ne pouvons pas stopper le combat avant l’obtention de changements durables relatifs à la santé et la vie des communautés africaines: endiguer la propagation du VIH, et assurer l'accès aux soins et au soutien des personnes affectées et infectées est un impératif.

 

Dr Abebe Aberra
AMREF Responsable du programme VIH/SIDA/TB