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Explosion du Sida dans les camps de réfugiés

Les organisations humanitaires ont constaté que souvent la prévention et le traitement du VIH n'étaient pas prioritaires dans ces camps. Fréquemment, les réfugiés n'ont pas accès aux produits ou aux programmes de prévention du VIH et les séropositifs n'ont aucun traitement ou suivi. Les camps de réfugiés sont donc un foyer permanent de diffusion de l'épidémie

"Mais la question du VIH est une question vitale qui requiert d'être traitée comme une priorité" affirme Mumtar Mia, conseillère régionale pour la réponse humanitaire en Afrique de l'Est et australe auprès du Programme commun des Nations Unis sur le sida (ONUSIDA)
 

Les populations des camps de réfugiés vivent souvent livrées à elles-mêmes; les jeunes se regroupent et vivent souvent loin de la surveillance de leur parents, l'oisiveté et les chocs affectifs sont fréquents et l'ignorance des risques de relations multiples est courante. Toutes ces conditions réunies favorisent la propagation de l'épidémie. Conscient de ces graves problèmes, le HCR (Haut commisssiariat des Nations Unies pour les réfugiés) accentue les programmes qui développent le diagnostic, les conseil et les tests volontaires, la prévention de la transmission de la mère à l'enfant du VIH. Des enquêtes comportementales et la surveillance sentinelle du VIH ont été menées dans différents camps.

Il est donc nécessaire d'intégrer les réfugiés dans les programmes de lutte conte le VIH.

Il est également nécessaire d'associer le financement du développement des programmes anti-VIH à long terme au financement humanitaire, action ponctuelle très efficace dans une région choisie.