Malgré une augmentation des dépenses de santé en Afrique, beaucoup de gens ont toujours un accès limité aux soins de santé de qualité, en particulier dans les zones rurales et les régions isolées.
Le poids des maladies telles que le VIH, la tuberculose et le paludisme, le manque de personnel de santé et les défaillances de gestion et d’organisation ont eu un effet dévastateur.
La mortalité maternelle est en hausse et l’espérance de vie ne cesse de baisser dans de nombreux pays africains.
Aujourd’hui, l’accent est mis sur les soins de santé curatifs dans les hôpitaux et centres de santé des grandes villes, plutôt que sur la formation à la prévention et aux traitements de base dans les communautés urbaines et rurales pauvres.
L’AMREF adopte une approche plus pragmatique de la santé en prenant en compte tous les facteurs constitutifs d'une offre de soins de qualité, y compris les travailleurs de santé du secteur formel, les agents de santé communautaire, les laboratoires et l'approvisionnement en médicaments.
Par exemple, pour lutter efficacement contre le VIH/Sida, il ne suffit pas d'injecter de l'argent dans les traitements anti-rétroviraux.
Il faut aussi qu'il y ait un nombre suffisants d'agents de santé qualifiés pour administrer les médicaments. Des système de distribution des médicaments doivent être mis en place en-dehors des grandes villes.
Et les communautés ont besoin de savoir comment se prémunir contre le VIH/Sida.
Dans le même temps, elle incite les autorités nationales, régionales et locales à répondre efficacement à cette demande.
Ceci vise à ajuster au mieux l'offre de soins aux besoins des populations.