Font size: A A A

La tuberculose déclarée urgence sanitaire en 2005

Soumis par admin le mer, 10/22/2008 - 13:56.

 

La tuberculose tue près 2 millions de personnes chaque année dans le monde.

L'épidémie de Sida et l'émergence de bacilles multirésistants aux antibiotiques contribuent à aggraver l'impact de cette maladie, considérée par l'OMS comme responsable d'une épidémie mondiale de plus en plus dangereuse.
L'OMS estime qu'entre 2000 et 2020, près d'un milliard de personnes seront nouvellement infectées. 200 millions d'entre elles développeront la maladie, et 35 millions mourront de tuberculose si aucune amélioration n'est apportée dans le contrôle de cette infection.

L'Afrique est particulièrement touchée, avec un taux d'incidence de 28%, le plus élevé au monde. L'Afrique est aussi la seule région où ce taux augmente, avec 1 500 morts par jour, soit environ 1/2 million par an.
10% des victimes sont des enfants, dont la mort aurait pu être facilement évitée.

Les personnes les plus à risque se trouvent dans les zones urbaines défavorisées, chez les migrants et les réfugiés, contraints de vivre dans des conditions de surpeuplement.

 

Sida et tuberculose : une combinaison mortelle

La tuberculose touche particulièrement les personnes séropositives, privées de défenses immunitaires. Environ 200 000 personnes vivant avec le Sida meurent chaque année de la tuberculose, la plupart d'entre elles en Afrique.
Inversement le VIH a eu un impact très fort sur la hausse de la prévalence de la tuberculose en Afrique depuis les années 90.
Il  est très difficile d touver un traitement adapté en même temps aux deux maladies

 

La tuberculose multirésistante

L'apparition de souches de tuberculose multirésistante est extrêmement préoccupante.
Elle résulte d’un traitement suivi de façon irrégulière ou partielle, les malades omettant de prendre régulièrement tous leurs médicaments jusqu’à la fin de la période prescrite parce qu’ils commencent à se sentir mieux, parce que les médecins ou les agents de santé ne prescrivent pas le bon schéma thérapeutique, ou encore parce que l’approvisionnement en médicaments n’est pas fiable.
La tuberculose multirésistante est une forme particulièrement dangereuse de tuberculose résistante car elle est due à des bacilles résistants au moins à l’isionazide et à la rifampicine, les deux antituberculeux les plus efficaces.
La tuberculose pharmaco-résistante est résistante à la « deuxième ligne » d’antibiotiques. Elle est devenue très difficile à soigner.

 

L'AMREF lutte contre la tuberculose

L’AMREF travaille aux côtés des communautés locales pour former des agents de santé communautaire à la sensibilsation de la tuberculose, à sa prévention et à son dépistage.
Le dépistage volontaire est fortement préconisé comme mesure préventive.

Comme la tuberculose requiert un traitement particulièrement complexe, les agents de santé sont formés à la "Stratégie halte à la tuberculose" (DOTS), une méthode mise en place par l'OMS en 2006, qui favorise le diagnostic et le traitement efficace de la maladie.

Les agents de santé sont également formés à la sensibilisation à l’hygiène (ce qui permettra d’éviter la propagation de la tuberculose), et à la nutrition car un système immunitaire fort aide à combattre la maladie.
Dans certaines régions, les patients sont encouragés à cultiver des potagers pour améliorer leur régime alimentaire.

En 2002, à la demande du Ministère de la Santé, l'AMREF a mis en place un programme de lutte contre la tuberculose à Sakhisizwe, Chris Hani district, Eastern Cape, en Afrique du Sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afrique : la tuberculose déclarée urgence sanitaire en 2005

La tuberculose tue près 2 millions de personnes chaque année dans le monde. L'épidémie de Sida et l'émergence de bacilles multirésistants aux antibiotiques contribuent à aggraver l'impact de cette maladie, considérée par l'OMS comme responsable d'une épidémie mondiale de plus en plus dangereuse et comme une urgence sanitaire au niveau planétaire.
L'OMS estime qu'entre 2000 et 2020, près d'un milliard de personnes seront nouvellement infectées. 200 millions d'entre elles développeront la maladie, et 35 millions mourront de tuberculose si aucune amélioration n'est apportée dans le contrôle de cette infection.

L'Afrique est particulièrement touchée, avec un taux d'incidence de 28%, le plus élevé au monde. L'Afrique est aussi la seule région où ce taux augmente, avec 1 500 morts par jour, soit environ 1/2 million par an.
10% des victimes sont des enfants, dont la mort aurait pu être facilement évitée.

Les personnes les plus à risque se trouvent dans les zones urbaines défavorisées, chez les migrants et les réfugiés, contraints de vivre dans des conditions de surpeuplement.

Sida et tuberculose : une combinaison mortelle

La tuberculose touche particulièrement les personnes séropositives, privées de défenses immunitaires. Environ 200 000 personnes vivant avec le Sida meurent chaque année de la tuberculose, la plupart d'entre elles en Afrique.
Inversement le VIH a eu un impact très fort sur la hausse de la prévalence de la tuberculose en Afrique depuis les années 90.
Le traitement des personnes co-infectées est extrêmemnt compliqué du fait de la difficile compatibilité des thérapies.

La tuberculose multirésistante

L'apparition de souches de tuberculose multirésistante est extrêmement préoccupante.
Elle résulte d’un traitement suivi de façon irrégulière ou partielle, les malades omettant de prendre régulièrement tous leurs médicaments jusqu’à la fin de la période prescrite parce qu’ils commencent à se sentir mieux, parce que les médecins ou les agents de santé ne prescrivent pas le bon schéma thérapeutique, ou encore parce que l’approvisionnement en médicaments n’est pas fiable.
La tuberculose multirésistante est une forme particulièrement dangereuse de tuberculose résistante car elle est due à des bacilles résistants au moins à l’isionazide et à la rifampicine, les deux antituberculeux les plus efficaces.
La tuberculose pharmaco-résistante est résistante à la « deuxième ligne » d’antibiotiques. Elle est devenue très difficile à soigner.

 

 

 

 

 L'AMREF lutte contre la tuberculose

L’AMREF travaille aux côtés des communautés locales pour former des agents de santé communautaire à la sensibilsation de la tuberculose, à sa prévention et à son dépistage.
Le dépistage volontaire est fortement préconisé comme mesure préventive.

Comme la tuberculose requiert un traitement particulièrement complexe, les agents de santé sont formés à la "Stratégie halte à la tuberculose" (DOTS), une méthode mise en place par l'OMS en 2006, qui favorise le diagnostic et le traitement efficace de la maladie.

Les agents de santé sont également formés à la sensibilisation à l’hygiène (ce qui permettra d’éviter la propagation de la tuberculose), et à la nutrition car un système immunitaire fort aide à combattre la maladie.
Dans certaines régions, les patients sont encouragés à cultiver des potagers pour améliorer leur régime alimentaire.

En 2002, à la demande du Ministère de la Santé, l'AMREF a mis en place un programme de lutte contre la tuberculose à Sakhisizwe, Chris Hani district, Eastern Cape, en Afrique du Sud.